détrangesfils

peux tu me sauver
mots néant perdus
déchirés des sensations
la mer ne peux te sauver
inachevés,nous sommes nus
le temps déserte l’horizon
de peurs mes mains entrelacées
nouant des pensées de pierre
noyée,va rejoindre la rivière
mes yeux d’obscures nuées
sont clos jusqu’à l’éternité
mon enfant où est ma lumière
elle a fuit le baiser
de la mort destinée
mes lèvres meurtries d’hier
seront à jamais fermées
le ciel  tombe imbibée
de l’atmosphère des larmes endeuillées

un mot encore

ça fait longtemps que je n’ai plus écris de
poèmes, sous merde que je suis , perdu sans lieux
putain je n’ai plus d’émotions ou trop
de putains de déconnexions branché télévision
c’est quoi toutes ces caméras, ces scanneurs de réseaux

monde de cons
il y avait pas tout ça
à l’époque des flippers, des bars, du son
tout allait bien sans internet tu vois

putain d’image, de réalités virtuelles, de numérique
ta mère la pute, de l’air pur, de l’air
pas cette odeur de condensateur surchauffé, d’estrons
de ces images qui me bouffent l’univers, la terre

pourquoi je n’écris plus ? vieux con
sans amours, solitaire comme un croque mort
enterré avec son dernier macabés
putains d’enculés tu t’es pas réveillé
fondu dans les horloges et les ressorts
l’univers supra commercial des démons
qui t’ont transformé en spectateur au cerveau mort

crève toi les yeux, crève toi l’âme,
avale la liberté jusqu’à être damné
à poil pour les faire chier
tout ces redresseurs de morale , tous les décérébrés
avale de chaque femme l’amour une ostie de la came

jusqu’à la dernière larme
jusqu’à la mort infame, jusqu’à rire du drame
sous surveillance, essaie encore de rire libre
jusqu’au dernier coin de la rue
jusqu’à c’qu’on te pointe un calibre
une lame, une chaine d’information dans ton cul …

marches

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pourquoi m’as tu fais créature
faible à en mourir
mer immense perdu en son vide
je suis l’intérieur à jamais ouvert

sans place racheté au néant
j’immerge mon ame broyée
jusqu’au large sourire noir
de mon avenir hagard de mon sang

il n’y a plus de larve d’espoir
jusqu’au sombre dédale de l’irréel
la foret nocturne de mon ame éternelle
déborde les nuits obscures du dehors

mortes nuits de l’extase atrophiée
j’implore ce qu’il reste du dedans
l’enfer écarlate d’un territoire déchiré
brûlant les chairs des martyrs délirants

dans l’oeil unique d’un regard emporté
un impossible paraître mort-né agonise
l’avenir sans éclore toujours m’étouffe

fleuris toujours mon ame en ce sombre gisant
je marche pleurant ma dernière enveloppe
au vent des tempêtes hurlantes
solitaires douleurs du cyclope

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rien que le vide

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rides

antre intérieur de mon être
entre l’air absent désert vide

au bord du gouffre antérieur
je voyage vers la mort peut être

en dehors de l’air je respire
inspire la mort insipide

de l’hiver noir livide linceul
je sors torture chaque jour en demeure

lendemain inexistant à me faire vivre
encore torture à voir les noirs délires

scié en deux folles rages perdues
je fuis vers le sombre horizon de mon ame nue

à me faire peur o monstres livides
à me faire pur jusqu’à l’excès de jour

je suis flamme je suis cendre dessine
les signes obscurs de la nuit si putride

elle me dévore sous la lune vampire hurlante
doucement déchiqueté dans le sang des machines

je soupire agonie ton odeur d’ étrange gouffre
au fond de l’ultime ma vie à toi enfin s’essouffle.

Agno

toile dévétu

 

 

sourires expressions plates
des vers intestins
aux amitiés scélérates
dans ton coeur dans tes mains
le baiser de judas
pestilence des lumières anonymes
chaque mot au bout des doigts
dilués dans la foule des crimes
chaque seconde électrique

un poignard enfonce la mort
étrange pouvoir qui te fliques
te transperce comme un matador
c’est ton sang absorbé par les vers
sur cette toile aux araignées démentes
digérés finir comme la fiente
dilué en déchets de l’univers

mots sans dire

mots destroy
finissant à la poubelle de nos esprits
clair sombre cent bulles dérivent
aux abords des espaces sans fins
je chavire à ta bouche
de la mathématique albumine
circulant aux artères vides de la ville éteinte
seul fantome au flammes étranges de tes yeux
l’amour seringue une complainte
du rose aux pétales du crime m’aspire
les ailes de chair dévorent lascive
dans sa vallée la louve égorge mon ennuie
liquide ma vie jusqu’à la faim
juste en toi mourir
une autre histoire louche
que finisse broyés comme des os
ces mots si déchirés à jamais insoumis

écrire

il fallait écrire
alors que le dernier souffle
a puisé dans la conscience
écrire le nom de Dieu
mais rien n’est arrivé au mot croire
que le chant du corbeau
dans le vide les yeux du chaos
dans ces bouches d’alcool noyé
les aveugles au bord de la falaise dansent
écrire encore un dernier mot
pour l’espoir qui s’étouffe
avalant leurs lingots d’or
et le silence maudit des ondes sonores
elles rendent sourds les vigilants
et le monde s’engloutit
encore une fois le sang s’écoule
crucifiant jusqu’à l’éternelle agonie
vois donc comme tout s’écroule …
il n’est plus possible d’écrire
il n’est plus possible de voir …

 

leaving to death

habitant-des-abysses

l’abime
fleuve destin de perle
et l’heure arrive
morte irréelle
elle me regarde
déchiré par le vague
rien ne peut t’arrêter
car l’avenir assassin frappe encore
dévoré par le sang de souffrance
le vin de la miséricorde
coule à flot en mes entrailles
la voie du souvenir solitaire
écarlate en mes yeux écorchés
d’un seul coup de rage immobile
l’abîme déchaînée a projeté la dernière vision
la lumière des cieux foudroya mon âme
transpercée du sombre anéantissement
la larve du temps m’avala au jamais de l’histoire
au tréfonds d’un océan ivre de mes pleurs
engloutie par l’ultime conscience livide
brusque néant arrachant le soleil des coeurs
l’heure est au désastre et le mensonge vomit ses secondes
le cercueil de nos envies disparaît sous les décombres
et je me couche à présent dans la putréfaction de mon passé
livide
l’abîme est moi
invité du deuil en colère
le feu des ames noires brûlent nos espoirs
les corps stériles sont désormais silencieux
le grand secret est notre tombe
l’abime notre maison
notre raison livide
notre maison en pleur

souviens-toi

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L’horloge (C.Baudelaire)

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit :  » Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! « 

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(Proverbes 4:18-19)
Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.
La voie des méchants est comme les ténèbres; Ils n’aperçoivent pas ce qui les fera tomber.

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Mais il y aura toujours des gros cons débiles sur la planète …

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