Partager: Journal, Joyce Carol oates, journal

7 janvier 1973. Fascinant, l’esprit humain ; insondable. Penser que nous habitons l’œuvre la plus magnifique, la plus ingénieuse de l’univers… à savoir le cerveau humain… et que nous l’habitons sans grâce, avec désinvolture, rarement conscients du phénomène dont nous avons hérité. Comme des gens qui, à l’intérieur d’une magnifique demeure, n’occuperaient que deux ou trois pièces sordides. Nous ne savons même pas ce qui pourrait nous attendre dans les étages supérieurs ; nous sommes réduits à contempler les motifs du plancher devant nous. De temps à autre, un rêve/une vision profonde, vraiment alarmante, franchit la barrière et nous contraint à reconnaître la présence d’une force plus grande que nous, contenue on ne sait comment dans notre conscience.

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journal du désert (1)

traversée du désert, je me retrouve devant un jeune à expliquer ma vie pour du taf
je sors de là, je ne crois plus en rien, expliquer ses trous dans un cv de malade, 6 ans de plus ou moins vide dans les douleurs extrêmes, mais lui ne peut pas comprendre …
tu sors, il y aurait un tgv pas loin tu te mets dessous
demain autre entretien avec l’employeur direct, du coup , c’est déjà l’echec puisque je n’y crois pas
juste envie de foutre le camp dans un endroit désertique
plus personne, plus de nourriture, plus de rien, tu reste là tu contemple jusqu’à la douleur de la fin
tu crève, tu fais plaisir à l’indifférence
noir de chez sombre, désert de chez solitude extrême
aucun espoir
je crois juste à la poussière, la vie est brève, elle devrait l’être encore plus
moins de cons
dans quoi s’investir quand tu n’a aucun espoir en quoi que ce soit ?
t’es foutu d’avance, le grand looser de toi même
mais puisque tu t’en fous de tout …
pas envie de cotoyer les trentenaires, ni les quadra, ni les quinquas, ni rien.

tu as vu le tout début d’internet, « le tchat intercontinental », today :
« blog, mode, beauté, lifestyle, diy » … tout est dit … ou presque
encore moins les twenty et encore encore moins les zado et les zadistes
images faussée du monde, image fausse de soi, fosse devant soi, et Faust est en toi, « journal d’un dingue inutile »,
la terre nous survivra, fort heureusement, je ne survivrai pas à la terre, ni aux invasions barbares … il suffirait plus que mes mains foutes le camps, ne pas attendre donc …
j’attends le big cataclysme, donc je n’attends rien
je ne loue rien
je ne prie rien (suite)

MutaGen02hBl5DD3lA;kAECB4AjF403k352~

Partager 2: Se Liberer Du Connu Krishnamurti

Nous arrivons au point suivant: peut-on entrer en contact avec l’amour sans disciplines, ni impositions, ni livres sacrés, ni le secours de guides spirituels, et même sans l’intervention de la pensée? Le rencontrer, en somme, à la façon dont on aperçoit soudain un beau coucher de soleil?
Une chose, me semble-t-il, est nécessaire à cet effet: une passion sans motif, une passion non engagée, et qui ne soit pas d’ordre sensuel. Ne pas connaître cette qualité de passion c’est ne pas savoir ce qu’est l’amour, car l’amour ne peut prendre naissance que dans un total abandon de soi.
Chercher l’amour – ou la vérité – n’est pas le fait d’un esprit réellement passionné. Rencontrer l’amour sans l’avoir cherché est la seule façon de le trouver: le rencontrer sans s’y attendre, non en tant que résultat d’efforts, ni parce que l’on a acquis de l’expérience. Un tel amour n’est pas tributaire du temps, il est à la fois personnel et impersonnel, il s’adresse à la fois à l’individu et au nombre.

Krishnamurti Dernier Journal

Vers le soir, quand le soleil couchant illumine l’ouest, l’arbre peu à peu s’assombrit, se referme sur lui-même. Le ciel est rouge, jaune, vert, mais l’arbre reste silencieux, retranché, il se repose pour la nuit.
9
Si vous établissez un rapport avec lui, vous êtes en rapport avec l’humanité. Vous devenez responsable de cet arbre et de tous les arbres du monde. Mais si vous n ‘êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l’humanité, aux êtres humains. Nous n ‘observons jamais profondément la qualité d’un arbre: nous ne le touchons jamais pour sentir sa solidité, la rugosité de son écorce, pour écouter le bruit qui lui est propre. Non pas le bruit du vent dans les feuilles, ni la brise du matin qui les fait bruisser, mais un son propre, le son du tronc, et le son silencieux des racines. Il faut être extrêmement sensible pour entendre ce son. Ce n’est pas le bruit du monde, du bavardage de la pensée, ni celui des querelles humaines et des guerres, mais le son propre de l’univers.
Il est curieux que nous ayons si peu de rapports avec la nature, avec les insectes, la grenouille bondissante, et le hibou qui hulule d’une colline à l’autre, appelant un compagnon. Il semble que nous n’éprouvions pas de sentiment à l’égard de tous les êtres vivants de la terre. Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d’animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d’Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d’autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l’esprit est tout autre chose. Cette guérison s’opère peu à peu au contact de la nature, de l’orange sur sa branche, du brin d’herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages.

Livre,m.ricard,t. L’Infini dans la paume de la main

En fin de compte, si on écarte le hasard et la théorie des univers parallèles et si on postule qu’il y a un seul univers, le nôtre, je pense qu’il faut parier, comme Pascal, sur l’existence d’un principe créateur.

M. – Fort bien. Examinons ce principe. Tout d’abord, suppose-t-il une volonté de créer ?

T. – Il aurait réglé les constantes et les conditions initiales pour qu’elles aboutissent à un univers conscient de lui-même. Libre à nous de l’appeler Dieu ou non. Pour moi, ce n’est pas un Dieu personnifié, mais un principe panthéiste omniprésent dans la Nature. Einstein l’a décrit ainsi : « Il est certain que la conviction, apparentée au sentiment religieux, que le monde est rationnel, ou au moins intelligible, est à la base de tout travail scientifique un peu élaboré. Cette conviction constitue ma conception de Dieu. C’est celle de Spinoza. »

La science moderne a d’ailleurs éclairé d’un jour nouveau certains arguments utilisés par les philosophes et les théologiens occidentaux du passé pour démontrer l’existence d’un Dieu « classique ». L’argument de la complexité, tout d’abord, affirme que seul un Créateur peut être responsable d’un univers si complexe et structuré : une montre ne peut être que l’œuvre d’un horloger, elle ne s’assemble pas toute seule. Un livre ne peut être écrit en jetant sur une table un encrier, une plume et des feuilles de papier. Mais cet argument est mis à mal par la science contemporaine qui montre que des systèmes très complexes peuvent résulter d’une évolution tout à fait naturelle selon des lois physiques et biologiques connues, et que nul n’a besoin de faire appel à un Dieu horloger.

Vient ensuite l’argument « cosmologique » utilisé par Platon, Aristote, saint Thomas d’Aquin et Kant : tout a une cause. Or il ne peut y avoir une chaîne infinie de causes contingentes. Celle-ci doit nécessairement s’arrêter à une cause première, qui est Dieu.

M. – Voilà un argument bien curieux. Pour quelle raison la chaîne des causes ne serait-elle pas infinie dans le temps et la complexité ? Cela contredit-il quelque loi de la nature ? À quel nombre de causes devrions-nous nous arrêter pour dire : « Ça suffit, je ne vais pas continuer à remonter dans le temps ad infinitum, passons à un créateur sans cause » ?

(Cf. L’Infini dans la paume de la main)

La première et dernière liberté, Krishnamurti

Je pense que, sans trop de discussions, sans trop d’expressions verbales, nous sommes tous conscients du fait que nous vivons actuellement dans un chaos, une confusion, une misère, à la fois individuels et collectifs.
Cela est vrai non seulement en Inde, mais partout dans le monde : en Chine, en Amérique, en Angleterre, en Allemagne, bref, le monde entier est dans un état de confusion, de misère grandissante. Cette souffrance, non seulement individuelle mais aussi collective, est extraordinairement aiguë. Il s’agit donc d’une catastrophe mondiale, et la limiter à une simple région géographique, à telle section colorée de la mappemonde serait absurde, car cela nous empêcherait de comprendre la pleine signification de cette souffrance mondiale et individuelle. Étant conscients de cette confusion, quelle est notre réponse à ce fait ? Comment y réagissons-nous ?
La souffrance est politique, sociale, religieuse; tout notre être psychologique est dans la confusion, nos chefs politiques et religieux n’y peuvent rien et les livres sacrés ont perdu leur valeur. Vous pouvez consulter la Bhagavad Gîtâ ou la Bible ou le dernier traité de politique ou de psychologie et vous verrez qu’ils ont perdu la résonance, la qualité de la vérité. Ce ne sont plus que de simples mots. Et vous-mêmes, qui faites profession de répéter ces mots, vous êtes confus et incertains, cette répétition ne transmet rien. Ainsi, les mots et les livres ont perdu leur signification et vous, qui citez la Bible, Karl Marx ou la Bhagavad Gîtâ, étant vous-mêmes dans l’incertitude et la confusion, votre répétition devient mensonge, les mots écrits ne sont plus que propagande, et la propagande n’est pas la vérité. Aussitôt que vous vous mettez à répéter, vous cessez de comprendre votre propre état d’esprit. Vous ne faites que cacher votre confusion au moyen de l’autorité que vous accordez à des mots. Mais ce que nous essayons de faire, ici, c’est comprendre cette confusion et non la recouvrir au moyen de citations. Or, quelle est votre réponse à cela ? Comment réagissez-vous à cet énorme chaos, à cette confuse incertitude de l’existence ? Soyez-en conscients à mesure que j’en parle; ne suivez pas mes mots mais la pensée qui agit en vous. La plupart d’entre nous ont l’habitude d’être des spectateurs et de ne pas participer à l’action; de lire des livres et de ne pas en écrire; être spectateur est devenu une tradition, 7
notre habitude nationale et universelle. J.Krishnamurti

 La première et dernière liberté, J.Krishnamurti

Introduction
Communiquer l’un avec l’autre, même si l’on se connaît très bien, est extrêmement difficile. Il se peut que j’emploie des mots dans un sens qui n’est pas le vôtre, mais il ne peut y avoir de compréhension entre nous que si nous nous rencontrons au même niveau, au même instant. Une telle entente comporte une affection réelle entre une personne et l’autre, entre mari et femme, entre amis intimes. C’est cela la vraie communion: une compréhension réciproque et instantanée qui se produit lorsqu’on se rencontre au même niveau, au même instant. Cette communion spontanée, effective et comportant une action définie est très difficile à établir. J’emploie des mots simples, qui ne sont pas techniques, car je pense qu’aucun mode spécialisé d’expression ne peut nous aider à résoudre nos problèmes fondamentaux. Je ne me servirai donc d’aucun terme technique employé soit en psychologie, soit en science. Je n’ai, heureusement, lu aucun livre de psychologie ou de doctrine religieuse. Je voudrais transmettre, au moyen des mots très simples de la vie quotidienne, un sens plus profond que celui qu’on leur accorde habituellement; mais cela me sera difficile si vous ne savez pas écouter.
Il existe un art d’écouter. Pour écouter réellement, il faut pouvoir abandonner, ou écarter, tous les préjugés, les expressions toutes faites et les activités quotidiennes. Lorsque l’on est dans un état d’esprit réceptif, l’on peut comprendre aisément; vous écoutez aussitôt que vous accordez réellement votre attention à ce que l’on dit. Mais, malheureusement, la plupart d’entre nous écoutent à travers un écran de résistances. Nous vivons derrière un écran fait de préjugés, religieux ou spirituels, psychologiques ou scientifiques, ou composé de nos soucis quotidiens, de nos désirs et de nos craintes. Et, abrités derrière tout cela, nous écoutons. Donc, nous n’entendons en réalité que notre propre bruit, notre son, et non pas ce que l’on nous dit. Il est extrêmement difficile de mettre de côté notre formation, nos préjugés, nos inclinations, nos résistances, et, allant au-delà de l’expression verbale, d’écouter de façon à comprendre instantanément ce que l’on nous dit. Ce sera là une de nos difficultés.

joyeuz merde pere noel

 

ma nièce 6 ans a de plus en plus de mal à marcher, icm, non pas poids idéal mais paralysie cérébrale, dystonie, petite fille intelligente, et qui était joyeuse, qui aimait danser sur la musique gitane, et pan ! la nature t’envoie une paralysie dans la gueule ! tu restes sur ta chaise et tu bouges pas !

elle marche tordue, les jambes en X , les pieds déformés, se tient au meubles, devient molle, perd de sa joie, heureusement, j’ai jamais fait de gosse avec quiconque, tu donnes la vie mais tu prends aussi la maladie, la mort, et toutes les merdes …

non merci, je ne ferais jamais une telle horreur, quitte à faire crever l’humanité …

que va t elle devenir cette gamine ? besoin d’aide tout le temps et de plus d’amour et d’attention, mais elle a un père qui est un gros con et qui ne crois pas à sa maladie et l’oblige à forcer sur ces muscles, qui a le plus a donné une mère ou un père ? l’hypocrisie de la modernité, les mères ont perdu leur droits, ou leur envie d’être mère ? misère !

des parents séparés , petite fille sac à patate ballottée d’un point à un autre, quelle merde cette nouvelle humanité, allez y à fond , créer de la misère, du désespoir, même si la joie existe, et alors ? résultat social ? des êtres déchirés …

occuper les êtres humains, que les riches exploitent les pauvres, que la médecine avance sur le dos des morts, que la science et le business avancent sur l’empoisonnement et les fabuleux miracles de l’ennui et de l’illusion , que le progrés avance sur les guerres atroces et les innocents déchirés, mutilés et en pièces, humanité qui es tu ? où vas tu ? nulle part, et donc ? tout es permis ? tout es impossible ? tout n’est que vide ? comme toujours le sens de tout ça ? la bouffonnerie et la blague générale, celle du pet dans l’eau d’un bain moussant aromatisé à la lavande : le summum …

Pensé e

  • Chaque jour la vie nous montre sa cruauté. Autant dans les drames du quotidien dans les accidents dans les guerres dans les haines dans les drames de l’amour dans les tourments de la pensée et du désordre de la conscience; nous devons supporter tout ceci . dans ma famille il y a une petite fille dont les pieds se tordent de plus en plus vers l’intérieur et n’arrive presque plus à marcher ; une petite fille ça doit courir jouer vibrer à la vie et à ses jeux mais non parfois la vie étale sa cruauté et pique sur place les petites créatures tels des papillons sur des bouchons de liège, que voir dans tout cela comment supporter tout ceci comment supporter cette folie qui nous accroche à la vie a l’amour au déséquilibre au chaos et au raisonnable ,quels sont les méandres qui te mènent à la sagesse ? À l’acceptation de la maladie, de l’incompréhensible et du désordre ?

CIORAN: Exercices négatifs

EXASPÉRATION

Je comprends l’état de celui qui renonce au monde : qu’est-ce qu’on y trouve qui vaille la peine d’y rester ? Je vis au seuil du couvent : le manque de foi m’empêche d’y entrer ; d’autre part, le dégoût des hommes m’[en]159 éloigne, et je suis aussi peu à Dieu qu’à ses fils. Je n’ai que l’imitation du moine sans ses certitudes, son horreur du temps sans l’espoir de l’éternité, et une vision de la vie qui m’oblige [à] la fuir sans moyen de lui substituer autre chose, ne pouvant chérir ses balivernes ni me reposer dans l’absolu. Tout me bannit du monde ; tout m’arrête dans la marche vers le ciel, et je n’ai qu’une tristesse sans direction, une âme sans caractère, un moi ivre d’une liberté qui le perd. Je me représente toutes les haines de tous ceux qui abandonnèrent le monde : je les assume ; toutes les crispations qui firent frissonner les monastères : je les ressens ; tous les cauchemars qui traversèrent les solitudes : je les prends à mon compte.

(CIORAN, Exercices négatifs)

bfaime pas l’info

lamentable exercice d’information concernant la « rixe » entre corses sur cette chaine ce soir, on parle d’un sujet sans donner d’info, contrairement à i-télé qui parle d’origine maghrébine, de burkini, d’arme blanche, sur bfaimepasl’info , on ne dit rien, on a peur de choquer, on parle de pas faire d’amalgame sans parler de musulmans, alors pourquoi parler d’amalgame ? et quelles sont les causes ? on ne dit rien, chuut, on attend nous dit t on, eux qui sont si prompt à lacher l’info d’habitude ? informer ça ? on se tait maintenant, on attend le discours officiel et l’enquète, on n’interroge pas de témoin, au cas où les corses aurait un problème à la tête … ?

 

Tensions en Corse après une rixe entre communautés corse et maghrébine. (s. d.). Consulté 14 août 2016, à l’adresse http://www.normandie-actu.fr/tension-en-corse-apres-une-rixe-entre-communautes-corse-et-maghrebine_225035/

david vincent les a vu …

un mot encore

ça fait longtemps que je n’ai plus écris de
poèmes, sous merde que je suis , perdu sans lieux
putain je n’ai plus d’émotions ou trop
de putains de déconnexions branché télévision
c’est quoi toutes ces caméras, ces scanneurs de réseaux

monde de cons
il y avait pas tout ça
à l’époque des flippers, des bars, du son
tout allait bien sans internet tu vois

putain d’image, de réalités virtuelles, de numérique
ta mère la pute, de l’air pur, de l’air
pas cette odeur de condensateur surchauffé, d’estrons
de ces images qui me bouffent l’univers, la terre

pourquoi je n’écris plus ? vieux con
sans amours, solitaire comme un croque mort
enterré avec son dernier macabés
putains d’enculés tu t’es pas réveillé
fondu dans les horloges et les ressorts
l’univers supra commercial des démons
qui t’ont transformé en spectateur au cerveau mort

crève toi les yeux, crève toi l’âme,
avale la liberté jusqu’à être damné
à poil pour les faire chier
tout ces redresseurs de morale , tous les décérébrés
avale de chaque femme l’amour une ostie de la came

jusqu’à la dernière larme
jusqu’à la mort infame, jusqu’à rire du drame
sous surveillance, essaie encore de rire libre
jusqu’au dernier coin de la rue
jusqu’à c’qu’on te pointe un calibre
une lame, une chaine d’information dans ton cul …

ça se passe comme ça qq part dans le temps

guernica-full

c’est le jour d’après les 84 morts à Nice, RIP, je vais à super U, le vigile à l’entrée me demande de soulever les bras et il a un mini détecteur de … je ne sais quoi, il est très basané, je devrais me méfier …
il me demande si j’ai un couteau ou un briquet … ?!

ils sont cons chez super U ? c’est moi qui devrait plutôt me méfier, il serait pas musulman le vigile ? je n’ai rien pour me protéger, je devrais avoir un canif , non ?
et puis si je veux faire un sale coup je rentre dans un rayon je me munis de 10 couteaux en céramique et d’alcool à brûler et je prends des allumettes ou un briquet ? ils vont me surveiller au millimètre avec la vidéosurveillance ?

on est chez les fous, le monde bascule dans une folie , encore 3 mois d’état d’urgence à nous prendre pour des cons , à faire croire que même pendant les vacances l’état agit …
faut assurer les élections …

les musulmans sont nos amis …
pourquoi on ne parle pas des bouddhistes ?
que deviennent les cathos ? y’en a plus ? ils ont arrêtés la guerre de 100 ans ? et les protestants on les brûle plus ? on ne les jettent pas dans la Seine ?

quelle date on n’est ? 1400 ? moins ? plus ? réveil difficile …
les hôpitaux psychiatrique n’existent plus, ça se passe à domicile avec un collier électronique et un drone de surveillance, mais des fois ça ne marche pas …

bon je me coupe une tranche de saucisson … où sont les cahouettes putain ? !!!

un bout de chorizo ? on a le droit au porc ? je sais plus , c’est vendredi je dois manger que du poisson ?
ouais mais je dois plus rien faire de mes mains … schabbat … tu me coupes une tranche de putain de chorizo pour moi steuplait ? merde tu traînes !

suis je vraiment baptisé ? vite une flaque d’eau bénite … !!! chié ! je viens de tomber dans un tonneau de bière gauloise, amen ! alléluia, il fait chaud, les forêts du littoral viennent de bruler on voyait la fumée à 30 km, un coup des islamistes ? le bord de mer de mon enfance, une fois de plus dévasté, bon début de vacance … la mer est bleu et la cote noire … pour mieux voir les immigrants débarqué ?

mea culpa … signe de croix, flagellations …

somnolence

après midi sieste en pleine foret, 1600 m d’altitude, au fond d’un sous bois à l’ombre, il fait 23 à 25 degré, je ne dais pas qu’en bas ça monte jusqu’à 35 …
je suis arrivé vers 8h30 , 1h30 d’autoroute, en fin d’aprés midi je repasse par la route, traversant, le Lubéron puis la Durance, 2h30 de trajets…
je suis au fond des bois , suspendu dans mon hamac de campagne, le chant des oiseaux, le vol des insectes et surtout les mouches, mais je suis à l’abri, il y a aussi qq moustiques … va comprendre …
seul … dans la montagne pendant des heures, juste au sommet où je vois deux clampins, « bonjour » puis basta … je fais mon tour, monter, descendre, passer sur les bord des plus grandes « collines » sur la montagne, redescendre vers la foret, caché, à l’abri de la chaleur, personne …
je somnole, je lis, je grignote mes carottes , je pourrai rester des jours, là dans l’absolu si …
mais il y a tout le reste , vous n’êtes jamais vraiment seul , n’est ce pas … il n’y a que voir le voile de pollution au loin, de toute cette merde …
on ne peut pas faire semblant , la merde est bien remuée tous les jours … et elle est là , même à 1700 m … en filigrane, mais on peut oublier et se faire une place à l’ombre , en attendant …

 

et alors ?

il est 12h , je suis à 1700 m , j’aperçois de loin un chamois, il traverse la crète, j’en ai vu un autre ce matin, de très loin aussi, j’ai tenté de le surprendre mais j’avais mal à la hanche, saloperie, avant c’était les os des deux pieds, parfois dans la journée, ça reprend, j’étais bien là haut, seul, personne, la vallée en bas, les autres montagnes autour. c’est dimanche et demain je travaille, je suis rentré tot, j’ai repris l’autoroute au lieu des petites routes, arrivé, je me repose après une petite bière …
toujours mal à la hanche, les cachets n’y font rien, même ceux du système neuro machin, va chier …
sur la route le voyant moteur c’est allumé tout du long …100km… va chier !
des centaines d’euros de pièce et de main d’oeuvre ? va chier ! enculé de capitalisme
j’ai pris une racine de gentiane , je prélève avec parcimonie, de quoi faire un petit vin blanc à la gentiane …
ne pas confondre avec une autre plante aux qualités … mortelles, mais y’en a pas dans le coin …
pas pris d’appareil photo, marre de me transporter cet attirail, vivre l’expérience du présent, avec les yeux, le reste est parfois superflu, inutile, vaniteux …
je reviens et il manque une courge au jardin ? ma mère à décider qu’elle n’était pas viable cette connasse ?
chier !
j’ai polliniser une fleur de courge ce matin, j’ai patiemment attendu l’éclosion de la fleur male et femelle, coton tige, hop polliniser, attendre.
les fourmis rouge veulent toutes entrer dans la maison, pouffiasses ! fait chier ! vas y! tel et tel produit, vinaigre, poudre de diatomée, poudre chimique, il en sort encore et encore, putain de nature ! chier ces putains d’insectes, t’as envie de tout prendre au napalm, de quoi tu te plains connard ? tu veux aller vivre en irak ? en Syrie, en palestine ? putain, bordel, c’est quoi le but de toute cette merde ? vivre ta vie et profiter de la bonne odeur de merde que ça dégage, quel que soit les conditions initiales, tout se dégrade, c’est la pourriture qui règne sur terre … un beau compost pour de futur fruit pourrit …