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roads and clouds

 

on peut prendre dans divers livres diverses pensées car les pensées des hommes forment un tout qui ne luttent pas mais vivent dans un milieu complexe, en système qui renvoie à la complexité de l’humain et à sa pensée vacillante …

[1] Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, qui régnait à Jérusalem.
[2] Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités ! tout est vanité.
[3] Que reste-t-il à l’homme de tout le labeur : dont il se travaille sous le soleil ?
[4] Une génération s’en va, et une génération vient, et la terre est éternellement là.
[5] Et le soleil se lève, et le soleil se couche et se hâte vers son gîte, d’où il se lève [encore].
[6] Le vent souffle au sud, et tourne au nord ; il va tournant, tournant, et le vent refait ses mêmes tours.
[7] Toutes les rivières se rendent à la mer, et la mer ne se remplit pas ; les rivières répètent leur cours vers les lieux où elles coulent.
[8] Tout dire lasse, et nul homme ne saurait l’énoncer ; l’œil ne regarde jamais à être rassasié, et l’oreille n’écoute jamais à être remplie.
[9] Ce qui a été, c’est ce qui sera ; et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
[10] Il est telle chose dont on dit : « Eh ! voyez ! c’est nouveau ! » Elle fut déjà dans les siècles qui nous ont précédés :
[11] le souvenir du passé ne reste pas ; et les choses de l’avenir qui seront, ne resteront pas davantage dans le souvenir des hommes à venir.
[12] Moi, l’Ecclésiaste, je fus Roi d’Israël à Jérusalem.
[13] Et j’appliquai mon cœur à faire avec sagesse la recherche l’investigation de tout ce qui se fait sous le ciel. C’est là une tâche ingrate que Dieu a imposée aux enfants des hommes pour qu’ils s’y exercent. –
[14] Je vis tous les actes qui se font sous le soleil ; et voici, le tout est vanité et effort stérile.
[15] Ce qui est de travers ne peut se redresser, et les lacunes ne peuvent se compter.
[16] Je disais en mon cœur : Voici, j’ai acquis une sagesse plus grande et plus étendue que tous mes prédécesseurs à Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de science.
[17] Mais ayant appliqué mon cœur à discerner ce qui est sagesse, et à discerner ce qui est folie, je reconnus que cela aussi est un effort stérile.

(Ecclésiaste 1:1-17)

somnolence

après midi sieste en pleine foret, 1600 m d’altitude, au fond d’un sous bois à l’ombre, il fait 23 à 25 degré, je ne dais pas qu’en bas ça monte jusqu’à 35 …
je suis arrivé vers 8h30 , 1h30 d’autoroute, en fin d’aprés midi je repasse par la route, traversant, le Lubéron puis la Durance, 2h30 de trajets…
je suis au fond des bois , suspendu dans mon hamac de campagne, le chant des oiseaux, le vol des insectes et surtout les mouches, mais je suis à l’abri, il y a aussi qq moustiques … va comprendre …
seul … dans la montagne pendant des heures, juste au sommet où je vois deux clampins, « bonjour » puis basta … je fais mon tour, monter, descendre, passer sur les bord des plus grandes « collines » sur la montagne, redescendre vers la foret, caché, à l’abri de la chaleur, personne …
je somnole, je lis, je grignote mes carottes , je pourrai rester des jours, là dans l’absolu si …
mais il y a tout le reste , vous n’êtes jamais vraiment seul , n’est ce pas … il n’y a que voir le voile de pollution au loin, de toute cette merde …
on ne peut pas faire semblant , la merde est bien remuée tous les jours … et elle est là , même à 1700 m … en filigrane, mais on peut oublier et se faire une place à l’ombre , en attendant …

 

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a place to be

il est 4h23, je somnole, tout est prêt, 1h plus tard, je me lève et je file …

destination ? la solitude, la haut, seul, pas de vent, du ciel bleu, j’ai apporté qq carottes et un oeuf dur …  pas trop le temps de flaner je grimpe, je descends, je m’assoie, je contemple, restons zen … je ne fais que passer, je vole les images et les esprits de la montagne me piquent, un venin réparateur … ou mortel …