toile dévétu

 

 

sourires expressions plates
des vers intestins
aux amitiés scélérates
dans ton coeur dans tes mains
le baiser de judas
pestilence des lumières anonymes
chaque mot au bout des doigts
dilués dans la foule des crimes
chaque seconde électrique

un poignard enfonce la mort
étrange pouvoir qui te fliques
te transperce comme un matador
c’est ton sang absorbé par les vers
sur cette toile aux araignées démentes
digérés finir comme la fiente
dilué en déchets de l’univers

mots sans dire

mots destroy
finissant à la poubelle de nos esprits
clair sombre cent bulles dérivent
aux abords des espaces sans fins
je chavire à ta bouche
de la mathématique albumine
circulant aux artères vides de la ville éteinte
seul fantome au flammes étranges de tes yeux
l’amour seringue une complainte
du rose aux pétales du crime m’aspire
les ailes de chair dévorent lascive
dans sa vallée la louve égorge mon ennuie
liquide ma vie jusqu’à la faim
juste en toi mourir
une autre histoire louche
que finisse broyés comme des os
ces mots si déchirés à jamais insoumis

égarés

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trouble HS mutilé
passoire broyeur trame déchirée
je rate la marche
falaise désespoir
vie sans risque et mort
d’ennui de honte d’amour
violence
silence
du hasard infime au chemin fatal
sans issue malgré le soleil
indécent sur ma face
caché dans l’ombre
cadavre de larmes
aux moisissures de mon ame
j’arrache la vie à tout jamais
mutilé sauvage perdu
dans les sanglots sauvages de la détresse
marches dans ce bois sombre
je descend au tombeau
pour me coucher là
et attendre l’autre face du soleil
l’autre face improbable
impossible rencontre
de lambeaux de chairs égarées.

pro fond’heure

droit vers des profondeurs
lame vague noire perce
des magmas noyés sanglant mon coeur
d’océans antédiluvien immense blessure
l’ombre traverse
jusqu’au cimetière de mon ame
couchée là à jamais
qui ne se lève plus
soleil mort des profondeurs
et les poumons espèrent
encore une seconde la renaissance
tout est froid
de flamme éteinte
mais l’espoir démembré
comme une carcasse juste après un baiser
tranché net
ouvrant les profondeurs
d’un désespoir préhistorique
et la noirceur enfonça ses crocs de bêtes
dans mon cou innocent
et je vois cette rivère rouge
et je ne peux plus appeler
juste là, les profondeurs

insaisissables

sang fuyant

je ne sais pas
je ne sais rien
tout est pluie
aux ondes du devenir
la fosse se remplie
où est ton fond ?
nulle part bien sûr
nulle part
les fenêtres d’eau se couvrent
et fermes les yeux
le jour reviendra t il ?
la nuit tourne l’ame
dans le puits inconnu
d’une clarté incompréhensible
le silence a mordu la bouche
le frêle oeil a fermé la porte
et j’attends
le coeur noyé
bercé par l’inconnu
je ne connais rien

c’est quoi tout ça ?

P9211654bdla vie c’est quoi pense-t-il ?
entre lucidité, ennui, brouillage et perversion de la pensée, je suis domestiqué, surement civilisé et idéologisé, soumis, à mon environnement, complètement pollué ?
la pensée c’est quoi ? le penseur c’est qui ?
tu vois ces pieds, non conscient et pourtant entièrement cet être, il peut arrivé d’être mutilé, là ou ailleurs et tu es autre que cet être là, la vie c’est quoi ?
je suis mutilé, les changements définitifs et ta pensée autre
le changement perpétuel, être là et sauter le pas vers cet ailleurs crisique, l’empalement de la douleur, l’affrontement, l’équilibre, la conscience au bout de cet horizon, entre le bout des pieds et l’infini et de l’infini vers l’oeil et cette matière pensée, je regarde, la vie c’est quoi ?
ce temps et cette matière et l’horizon, ce qui est visiblement clair, ce qui est définitivement flou et la mise au point que tu fais en continue qui pourrait faire basculer ce pas, cet oeil, cette pensée vers un obscur, une bataille qui ne s’arrête jamais jusqu’à ce que tu décides de ne plus rien voir ou jusqu’à ce que l’obscurité me sépare de la pensée,

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