détrangesfils

peux tu me sauver
mots néant perdus
déchirés des sensations
la mer ne peux te sauver
inachevés,nous sommes nus
le temps déserte l’horizon
de peurs mes mains entrelacées
nouant des pensées de pierre
noyée,va rejoindre la rivière
mes yeux d’obscures nuées
sont clos jusqu’à l’éternité
mon enfant où est ma lumière
elle a fuit le baiser
de la mort destinée
mes lèvres meurtries d’hier
seront à jamais fermées
le ciel  tombe imbibée
de l’atmosphère des larmes endeuillées

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CIORAN: Exercices négatifs

EXASPÉRATION

Je comprends l’état de celui qui renonce au monde : qu’est-ce qu’on y trouve qui vaille la peine d’y rester ? Je vis au seuil du couvent : le manque de foi m’empêche d’y entrer ; d’autre part, le dégoût des hommes m’[en]159 éloigne, et je suis aussi peu à Dieu qu’à ses fils. Je n’ai que l’imitation du moine sans ses certitudes, son horreur du temps sans l’espoir de l’éternité, et une vision de la vie qui m’oblige [à] la fuir sans moyen de lui substituer autre chose, ne pouvant chérir ses balivernes ni me reposer dans l’absolu. Tout me bannit du monde ; tout m’arrête dans la marche vers le ciel, et je n’ai qu’une tristesse sans direction, une âme sans caractère, un moi ivre d’une liberté qui le perd. Je me représente toutes les haines de tous ceux qui abandonnèrent le monde : je les assume ; toutes les crispations qui firent frissonner les monastères : je les ressens ; tous les cauchemars qui traversèrent les solitudes : je les prends à mon compte.

(CIORAN, Exercices négatifs)

marches

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pourquoi m’as tu fais créature
faible à en mourir
mer immense perdu en son vide
je suis l’intérieur à jamais ouvert

sans place racheté au néant
j’immerge mon ame broyée
jusqu’au large sourire noir
de mon avenir hagard de mon sang

il n’y a plus de larve d’espoir
jusqu’au sombre dédale de l’irréel
la foret nocturne de mon ame éternelle
déborde les nuits obscures du dehors

mortes nuits de l’extase atrophiée
j’implore ce qu’il reste du dedans
l’enfer écarlate d’un territoire déchiré
brûlant les chairs des martyrs délirants

dans l’oeil unique d’un regard emporté
un impossible paraître mort-né agonise
l’avenir sans éclore toujours m’étouffe

fleuris toujours mon ame en ce sombre gisant
je marche pleurant ma dernière enveloppe
au vent des tempêtes hurlantes
solitaires douleurs du cyclope

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rien que le vide

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rides

antre intérieur de mon être
entre l’air absent désert vide

au bord du gouffre antérieur
je voyage vers la mort peut être

en dehors de l’air je respire
inspire la mort insipide

de l’hiver noir livide linceul
je sors torture chaque jour en demeure

lendemain inexistant à me faire vivre
encore torture à voir les noirs délires

scié en deux folles rages perdues
je fuis vers le sombre horizon de mon ame nue

à me faire peur o monstres livides
à me faire pur jusqu’à l’excès de jour

je suis flamme je suis cendre dessine
les signes obscurs de la nuit si putride

elle me dévore sous la lune vampire hurlante
doucement déchiqueté dans le sang des machines

je soupire agonie ton odeur d’ étrange gouffre
au fond de l’ultime ma vie à toi enfin s’essouffle.

Agno

leaving to death

habitant-des-abysses

l’abime
fleuve destin de perle
et l’heure arrive
morte irréelle
elle me regarde
déchiré par le vague
rien ne peut t’arrêter
car l’avenir assassin frappe encore
dévoré par le sang de souffrance
le vin de la miséricorde
coule à flot en mes entrailles
la voie du souvenir solitaire
écarlate en mes yeux écorchés
d’un seul coup de rage immobile
l’abîme déchaînée a projeté la dernière vision
la lumière des cieux foudroya mon âme
transpercée du sombre anéantissement
la larve du temps m’avala au jamais de l’histoire
au tréfonds d’un océan ivre de mes pleurs
engloutie par l’ultime conscience livide
brusque néant arrachant le soleil des coeurs
l’heure est au désastre et le mensonge vomit ses secondes
le cercueil de nos envies disparaît sous les décombres
et je me couche à présent dans la putréfaction de mon passé
livide
l’abîme est moi
invité du deuil en colère
le feu des ames noires brûlent nos espoirs
les corps stériles sont désormais silencieux
le grand secret est notre tombe
l’abime notre maison
notre raison livide
notre maison en pleur

les barbares

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Tellement d’occasion de se rendre compte que nous vivons dans un monde barbare et cruel mais en même temps plein d’espoir et de paix.

je sors de la supérette ce midi, un homme noir viens vers moi … non il n’a pas d’armes … d’ailleurs il vient pour m’informer, il sort sa carte de membre de l’assos.

il est membre d’une association malienne, il se bat contre l’excision des petites filles au Mali, il me fait signer une pétition et me demande une contribution, je n’ai que 5 euros.

il me demande si je connais l’afrique ? deux ans de maroc, deux de tunisie, deux ans d’afrique du sud dans mon enfance, un père qui voyage et fait les chantiers..

il me demande si je connais ces pratiques, oui , bien sur, je ne peux pas rester indifférent à ce genre de cruauté aux conséquences si graves sur la santé physique et mentale des filles et des jeunes femmes, que d’horreurs en ce bas monde …

déjà que la circoncision c’est barbare, imaginez si en plus on coupait le bout du gland ! ouai, le truc qui serait vraiment débile et d’une douleur extrême voire mortelle, c’est ce qui arrive à des petites filles et des ados, l’abomination de ce genre de tradition, comment le monde peut aller bien ?

il me remercie, je lui demande à quoi servira cet argent : achat d’antibiotique entre autre …

je me méfie toujours de ce genre de demande aux sorties de magasin, même si il y a une association créée, on ne sait pas trop à quoi sert cet argent, pas de rapports d’activité, on donne par confiance.

je lui demande une adresse mail, il me donne son papier contenant l’email, la déclaration d’asso et le siège social sur Marseille, ça à l’air valable, je vérifie en rentrant.

cela me permet de tomber sur une asso plus connue et des articles: (qq pages parmis d’autres)sources :

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En France, la bataille contre l’excision n’est pas encore gagnée – Afrique. (s. d.). Consulté 21 novembre 2015, à l’adresse http://www.rfi.fr/afrique/20131124-manifestation-excision-femmes-france-mutilation-sexuelle-genitale-afrique-clitoris-mali
Fomba, H. (s. d.). L’excision au Mali : une pratique néfaste à bannir. Consulté 21 novembre 2015, à l’adresse http://www.afrik.com/l-excision-au-mali-une-pratique-nefaste-a-bannir
III. La LDIF contre l’excision en France > Contre l’excision > LDIF. (s. d.). Consulté 21 novembre 2015, à l’adresse http://www.ldif.asso.fr/?theme=excision&n=28
Mutilations sexuelles féminines. (s. d.). Consulté 21 novembre 2015, à l’adresse http://www.federationgams.org/msf.php

souviens-toi

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L’horloge (C.Baudelaire)

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit :  » Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! « 

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(Proverbes 4:18-19)
Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.
La voie des méchants est comme les ténèbres; Ils n’aperçoivent pas ce qui les fera tomber.

———————–

Mais il y aura toujours des gros cons débiles sur la planète …

————————-

pro fond’heure

droit vers des profondeurs
lame vague noire perce
des magmas noyés sanglant mon coeur
d’océans antédiluvien immense blessure
l’ombre traverse
jusqu’au cimetière de mon ame
couchée là à jamais
qui ne se lève plus
soleil mort des profondeurs
et les poumons espèrent
encore une seconde la renaissance
tout est froid
de flamme éteinte
mais l’espoir démembré
comme une carcasse juste après un baiser
tranché net
ouvrant les profondeurs
d’un désespoir préhistorique
et la noirceur enfonça ses crocs de bêtes
dans mon cou innocent
et je vois cette rivère rouge
et je ne peux plus appeler
juste là, les profondeurs

insaisissables

sang fuyant

je ne sais pas
je ne sais rien
tout est pluie
aux ondes du devenir
la fosse se remplie
où est ton fond ?
nulle part bien sûr
nulle part
les fenêtres d’eau se couvrent
et fermes les yeux
le jour reviendra t il ?
la nuit tourne l’ame
dans le puits inconnu
d’une clarté incompréhensible
le silence a mordu la bouche
le frêle oeil a fermé la porte
et j’attends
le coeur noyé
bercé par l’inconnu
je ne connais rien

moments vert , intérieur vide

vert1 vert2 greenhour

je passe et traverse encore ces paysages , ils sont les mêmes et différents, ils sont éphémères, éternels, changeant, identiques, fragiles, soumis aux lois …

qui suis je là ?

identique à ce moment, rien et tout, disparaissant, un rien dans la saison, mouvant et déjà plus là, mais ici , maintenant, nourissant cet être là de cette vision, de ce qui est pour le moment qui est, et rien d’autres jusqu’à l’espoir d’être encore présent au futur de la seconde d’après, en quoi crois tu ? tout est vertige, magnifique et horrible, au milieu de l’infini, du néant, du possible, de l’attente, absorber et voir et se taire, rien n’est défini, tout est perdu mais rien n’est arrivé … je tourne autour ce cet instant là qui boue à l’instant d’après qui est mon lieu qui n’existe plus … je vogues dans le vague d’une absorption du réel qui n’est qu’un point indéfini et de rêve qui s’efface , parfums évaporés de mon être déjà dissipé …

 

chemin vert … l’absolu sans solution

chemin01cham

la photo des chamois date un peu, cette année je n’en ai vu que 2 de différents, je me demande bien ce qu’il s’est passé entre 12 à 15 individus et 2 …

avec les orages pas la peine d’y aller, se serait gâcher du temps, de l’essence …

ça ira mieux bientôt …

en + je me suis crevé à combattre des putains de fourmis envahisseuses, c’est petit mais ça aura notre peau … la nature

pourtant une maison devrait être plutôt hermétique ? bin non …

et je ne suis pas le seul dans le quartier ou les environs, on ne sait pas d’où elles sortent, derrière les plinthes , sous la moquette , un trou dans le mur …

même pas pris de photos de ces abruties, dans la nature j’m’en fous mais merde ! dans la baraque , fait chier !

usé je ne sais combien de colle à joint , de silicone, de ruban, de refaire le ciment ici ou là, reposer un protège porte, et voilà trop forcé et douleurs … rien ne s’arrète jamais ?

après tout qui sont les intrus ? personne, tout le monde est de la nature, mais c’est tout le temps la guerre, la domination, ou le consensus, des batailles, de l’infini petit à l’infiniment grand …

ce qui fait la beauté ou l’horreur absolu des choses, du temps, de la vie …