tu peux toujours attendre

coup de tel, après avoir répondu à une annonce emploi 2.0, vendredi le chargé de recrutement me pose des questions, tout se passe bien, année de naissance ?

oui, elle n’est pas sur mon C.V, et alors ?, faut toujours se battre, manier le flou, encore pire quand tu approches de …  bref, quand tu deviens quasi grabataire et que tu deviens totalement inutile dans les boites de supraconsducteurs (« ass hole 2.0 » ) de la technologie ail-teck, oui , ils ne se lavent pas les dents, pas le temps pour gagner plus d’argent … ils sont tous en marche, en bon état de fonctionnement … ou en réunion autour de tables new design bois rare …

bref, donc l’autre me dit le vendredi 15h :

« je transmets votre candidature  aux directeurs de site, restez près de votre téléphone », comme si ils allaient appeler dans l’heure,  quoi …

bin, c’est mercredi ? non ? quasiment, bin, pas de coup de tel , j’ai été placé dans la corbeille ? et c’est comme ça pour toutes ces annonces à la con …

tu parles et tu donnes ton c.v à des inconnus trop occupés à faire fonctionner l’économie …

ouais, je suis de l’ancien monde, bin, je préfère , qu’on me laisse à la ramasse ! en dessous du seuil de pauvreté, à la ramasse des légumes, des fruits, des pierres, des feuilles, du vent, de l’air, du fer, des tuiles cassées, des choses qui traînent …mob01.jpg

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sagesse millénaire

Le Nouveau Testament traduction de Stapfer – 1889: Jacques Chapitre 3

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[1] Ne soyez pas nombreux à vous ériger en docteurs, mes frères, vous savez que nous serons jugés d’autant plus sévèrement.
[2] Nous bronchons tous et de bien des manières, et si quelqu’un ne bronche pas dans ses paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir en bride son corps tout entier.
[3] Quand nous mettons un mors dans la bouche des chevaux pour nous en faire obéir, nous conduisons en même temps leur, corps tout entier.
[4] Voyez aussi les navires : qu’ils sont grands! combien sont violents les vents qui les agitent! et c’est avec un tout petit gouvernail que le pilote les mène à volonté dans toutes les directions.
[5] Il en est de même de la langue, petit membre qui a de grandes prétentions! Un bien petit feu peut embraser une bien grande forêt!
[6] La langue aussi est du feu ; elle est le monde de l’iniquité, la langue, installée parmi nos autres membres, souillant le corps tout entier, enflammant le cours de la vie et enflammée elle-même par le feu de la géhenne !
[7] Toute espèce d’animaux sauvages, d’oiseaux, de reptiles, de poissons peuvent être domptés ou ont été domptés par l’espèce humaine,
[8] mais la langue, il n’est pas d’homme qui puisse la dompter ; mal impossible à arrêter, elle est pleine d’un venin mortel.
[9] Avec elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et avec elle nous maudissons les hommes créés à l’image de Dieu.
[10] De la même bouche sortent bénédiction et malédiction! Il ne doit pas en être ainsi, mes frères!
[11] La source donne-t-elle par la même ouverture de l’eau douce et de l’eau saumâtre?
[12] Un figuier, mes frères, peut-il donner des olives? Une vigne, des figues? Une source d’eau salée ne peut pas davantage donner de l’eau douce.
[13] L’un de vous est-il sage et intelligent? Qu’il le prouve par des faits, par une bonne conduite, par la douceur de sa sagesse.
[14] Mais si vous avez la passion des disputes et de l’amertume dans le coeur, n’allez pas vous glorifier de votre sagesse, vous agiriez contre toute vérité, vous mentiriez.
[15] Cette sagesse-là ne vient pas d’en haut ; au contraire, elle est terrestre, sensuelle, diabolique ;
[16] car là où règnent la passion des disputes, là règnent aussi le désordre et toutes sortes de mauvaises choses.
[17] La sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de compassion et de bons procédés, sans duplicité, sans hypocrisie.
[18] Ce fruit, la justice, est semé au moyen de la paix par ceux qui répandent la paix.

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lundi ?

01

7h25 le chien du voisin commence à hurler à la mort, ça va durer toute la journée comme chaque semaine
la police ? déjà appelé et a priori même dans un village … silence radio, solution ? repérer la maison et mettre l’article de la loi qui rappelle qu’ on a pas le droit de casser les couilles aux voisins même en pleine journée …
lever avec migraine de tension, mauvaise position ou trop fait de truc hier … encore un cachet contre la migraine ?
putain de chien à la con …
se raser, tenir son téléphone prêt, café, ouvrir sites annonces, consultation des offres reçues par mail,, chercher emploi, prospecter entreprises, trouver les annonces « cachée » dans le trou du cul de l’univers …
j’ai refait mon cv, retravaillé ma lettre de motiv
putain de chien …
un bazooka ?
les maitres doivent être aussi con que ce chien …
putain de migraine, bon allez hop cacheton , lampe chauffante, huiles essentielles (lavande, baume de copahu, gaultherie … mon secret de détente ? donc perte de temps … fucking desease … !
penser à la batterie qui se décharge, changer la batterie ? pas ce moi-ci, pauvreté exige … j’ai déjà payé 60 euro à un « garagiste » qui m’a dit : elle a rien … mon cul ouais , mais roule avec cette putain de voiture , tu pars avec et tu reste sur place à 30 km de chez toi … cool
bon dans l’ordre … café … dos et nuque, massage, recherche emploi ou aspirateur dans la maison, jour de « ménage » et si on aspirai la terre entière dans un trou noir ? le garagiste vient de rappeler après mon mail, ramener cette putain de voiture, revenir à pied … perte de temps… 2km à pied … ça use …

écrire

j’ai toujours voulu de + en + dématérialisé le sens et les mots d’une phrase, j’y arrive en poésie, moins en écriture, ce doit être cette saloperie d’ordinateur qui nique les idées.
l’informatique c’est de la merde, et ça le restera longtemps, c’est juste l’oeuvre du diable, l’envers de l’obscurité, le mal qui s’insinue dans la lumière …
ce n’est qu’une forme, un média d’écriture ? non, on n’écrit bien qu’avec sa main et un stylo, sans être perturbé …
rien ne vaut le flash du cerveau inondant l’encre du stylo …

perdre pieds et ames

 

Simone Weil, la pesanteur et la grace, 1943

Consentement au bien, non pas à aucun bien saisissable, représentable, mais consentement inconditionné au bien absolu.
En consentant à ce que nous nous représentons comme étant le bien, nous consentons à un mélange de bien et de mal, et ce consentement produit du bien et du mal : la proportion de bien et de mal en nous ne change pas. Au contraire, le consentement inconditionné au bien que nous ne pouvons pas et ne pourrons jamais nous représenter, ce consentement est du bien pur et ne produit que du bien, et il suffit qu’il dure pour qu’en fin de compte l’âme tout entière ne soit que bien.

La foi (quand il s’agit d’une interprétation surnaturelle du naturel) est une conjecture par analogie basée sur des expériences surnaturelles. Ainsi ceux qui possèdent le privilège de la contemplation mystique, [128] ayant fait l’expérience de la miséricorde de Dieu, supposent que, Dieu étant miséricorde, le monde créé est œuvre de miséricorde. Mais quant à constater cette miséricorde directement dans la nature, il faut se rendre aveugle, sourd, sans pitié pour croire qu’on le peut. Aussi les Juifs et les Musulmans, qui veulent trouver dans la nature les preuves de la miséricorde divine, sont-ils impitoyables. Et les chrétiens souvent aussi.
C’est pourquoi la mystique est la seule source de la vertu d’humanité. Car ne pas croire que derrière le rideau du monde il y ait une miséricorde infinie ou croire que cette miséricorde est devant le rideau, ces deux choses rendent cruel.

Il y a quatre témoignages de la miséricorde divine ici-bas. Les faveurs de Dieu aux êtres capables de contemplation (ces états existent et font partie de leur expérience de créatures). Le rayonnement de ces êtres et leur compassion qui est la compassion divine en eux. La beauté du monde. Le quatrième témoignage est l’absence complète de miséricorde ici-bas [1].
Incarnation. Dieu est faible parce qu’il est impartial. Il envoie les rayons du soleil et la pluie sur les bons comme sur les méchants. Cette indifférence du Père et la faiblesse du Christ se répondent. Absence de Dieu. Le royaume des cieux est comme un grain de [129] sénevé… Dieu ne change rien à rien. On a tué le Christ, par colère, parce qu’il n’était que Dieu.

Si je pensais que Dieu m’envoie la douleur par un acte de sa volonté et pour mon bien, je croirais être quelque chose, et je négligerais l’usage principal de la douleur, qui est de m’apprendre que je ne suis rien. Il ne faut donc rien penser de semblable. Mais il faut aimer Dieu à travers la douleur.
Je dois aimer être rien. Comme ce serait horrible si j’étais quelque chose. Aimer mon néant, aimer être néant. Aimer avec la partie de l’âme qui est située de l’autre côté du rideau, car la partie de l’âme qui est perceptible à la conscience ne peut pas aimer le néant, elle en a horreur. Si elle croit l’aimer, ce qu’elle aime est autre chose que le néant.

Dieu envoie le malheur indistinctement aux méchants comme aux bons, ainsi que la pluie et le soleil. Il n’a pas réservé la croix du Christ. Il n’entre en contact avec l’individu humain comme tel que par la grâce purement spirituelle qui répond au regard tourné vers lui, c’est-à-dire dans la mesure exacte où l’individu cesse d’en être un. Aucun événement n’est une faveur de Dieu, la grâce seule.

carré rond k-o hasard

Simone Weil, la pesanteur et la grace , 1943

Les êtres que j’aime sont des créatures. Ils sont nés du hasard. Ma rencontre avec eux est aussi un hasard. Ils mourront. Ce qu’ils pensent, ce qu’ils sentent et ce qu’ils font est limité et mélangé de bien et de mal.
Savoir cela de toute son âme et ne pas les aimer moins.
Imiter Dieu qui aime infiniment les choses finies en tant que choses finies.

Nous voudrions que tout ce qui a une valeur fût éternel. Or tout ce qui a une valeur est le produit d’une rencontre, dure par rencontre et cesse lorsque ce qui s’était rencontré se sépare. C’est la pensée centrale du bouddhisme (pensée héraclitéenne). Elle mène tout droit à Dieu.
La méditation sur le hasard qui a fait rencontrer mon père et ma mère est plus salutaire encore que celle de la mort.

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