J. Ellul vitesse et progrès

Temps gagné, temps parfaitement vain. Certes, je ne dis pas que, parfois, rarement, l’extrême vitesse soit utile :. Quand il s’agit de sauver un blessé,  ou de rejoindre sur cellle que l’on aime, retrouver sa famille, ou de gagner la paix dans une rencontre décisive,… Combien rare la vrai nécessité de gagner du temps. La réalité, c’est que la vitesse est devenue une valeur en soi que l’on ne conteste plus. C’est l’homme pressé que Pierre Morand avez bien écrit, et qui n’était presser  pas rien. Chaque Progrès de vitesse célébrée par les médias comme un succès est accepté comme tel par le public. Mais l’expérience montre que plus allons vite, plus nous gagnant du temps, moins nous en avons. Plus nous allons vite, plus nous sommes harcelés. À quoi ça sert ? Fondamentalement, à rien. Je sais bien ce que l’on me diras, il faut avoir tous ses moyens à disposition et aller le plus vite possible, parce que la vie moderne est harcelante  ! pardon, messieurs, il y a erreur : Elle est harcelante parce que vous avez le téléphone, le télex, avion, et cetera sans ses appareils, elle ne serait pas plus harcelante qu’il y a un siècle, tout le monde est capable de marcher au même pas. Mais alors vous niez Le Progrès ? Non.  je nis que tout cela soit un progrès.

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Jacques Ellul la déraison technicienne

Extrait

L’homme moderne, par cet excès de soins, de moyens techniques médicaux et chirurgicaux, est devenu incapable de faire face par lui-même, de s’assumer lui-même. Sitôt que quelque chose ne va pas, il appelle au secours, et réclame protection, asile et tutelle. Surprotéger, il a démissionné. Laissant la place avec joie à tous ceux qui le prend en charge. Et bien entendu ceci, qui correspond au fameux droit à la santé coïncide avec le besoin de repos, et le droit aux vacances. On assiste alors à ses migrations globale de population.

Il y a 20 ans, il y avait une migration par an, pour les vacances d’été. Puis se sont  les obligatoire vacances à la neige., actuellement, il y a approximativement 4 migrations vacancière. Pour Noël 1985, il y a eu 500000 automobiles qui ont quitté Paris. Il faut méditer ce chiffre, car un départ d’environ 1,5 million de personnes pour des vacances d’une semaine à la montagne suppose une disponibilité considérable d’argent, . Un authentique gaspillage, totalement déraisonnable. Les embouteillages suppose des  mobilisation de police, des hélicoptères de service de guidage, de repérage, à partir d’un état-major central. C’est-à-dire tout un appareillage de service parfaitement vain, gaspillage secondaire qui incombe à la collectivité. Ils ont quitté la ville de masse, en masse, on se retrouve sur la route en masse, pour aboutir au station de neige où l’on s’entassent en masse. Parfaite déraisons qui correspond en tant que déraison individuelle à la déraison collective de la société. Rendu à la fois possible et inévitable par l’ énorme machinerie technique à notre disposition.

J.ellul : sur l image

Image explosive et terrible quand elle prétend seulement dire le réel mais ici nous rencontrons un nouveau problème : l’image dans notre société est toujours le produit d’une technique mécanique.

Cette technique est vraiment médiatrice, c’est par elle que l’univers des images est constitué pour l’homme. Mais dire cela, c’est en même temps dire que l’on se trouve en présence d’un monde artificiel : Fabriqué de l’extérieur et par des moyens d’artifice .

dès lors nous devons savoir que dans cet univers d’images ce n’est jamais la réalité nue qui est transmise mais une reconstitution , une construction, plus ou moins arbitraire, et sans cesse nous sommes obligés, derrière l’apparente objectivité de l’image de revenir à son ambiguïté : traduisant une réalité, elle nous transmet toujours, nécessairement un artifice.