allo y a personne ?

chui tallé à la piscine cet aprem, et voilà encore cette toux à la con, huiles essentielles d’eucalyptus, de thym, de ravensara, etcetera …
saloperie de détritus de corps humain …
halloween, fète des morts, toussaint, tousser, tout ça pourquoi bordel ?
je me posais cette question quand je nageais, passant entre deux femmes en maillot
moi je nages, je nage de plus en plus vite pour retrouver ma solitude au devant de moi
j’ai mal ce soir, douleurs musculaire, dormir, fatigue fatidique mais rien n’y fait
je veux être mort demain, 1er novembre, première fois où j’ai embrassé … tu sais quelle poison de femme … n’est ce pas
encore plus mort qu’aujourd’hui, mais elle m’avait réveillé pour mieux m’assassiner
suis je dans l’obscurité ? pour toujours ?
j’y suis
pour de bon
s’allonger pour refaire vivre les muscles raidis
être mort toute la journée le 1er, marqué ça dans mon agenda
puis faudra ramener une fois de plus cette saloperie de voiture au garage, fuck !
travailler pour payer du vide
travailler pour rencontrer des gens, travailler pour fuir les gens, travailler pour se dire que si toute chose est égale alors …
… putain de logique et de raison hystérique
alors tout se vaut, vache , cochons …
bon, un petit massage solitaire de lavande, de gaultherie avant de sombrer dans le délire vampirique de l’abominable dame fatigue et douleurs
que les enfers m’engloutissent, je l’ai bien mérité !
pourquoi t’es né , pourquoi t’es pané, pourquoi tes morts, et toujours affreusement vivant … ? oui, pourquoi ?alors ferme ta gueule gros con, bourgeois vivant dans l’opulence de la paix et de l’obsolescence programmée, c’est le début du mois, déclaration pole emploi et il me reste 1000 euros. travailler, être chomeur et rester pauvre, c’est pas ça le communisme ? partager le même sort pourris d’un réfigié ? moi je me réfugis dans le cloisonnement nasal d’un sous marin en train de sombrer dans l’abysse volontaire de sa destinée …

amen … and fuck !

un mot encore

ça fait longtemps que je n’ai plus écris de
poèmes, sous merde que je suis , perdu sans lieux
putain je n’ai plus d’émotions ou trop
de putains de déconnexions branché télévision
c’est quoi toutes ces caméras, ces scanneurs de réseaux

monde de cons
il y avait pas tout ça
à l’époque des flippers, des bars, du son
tout allait bien sans internet tu vois

putain d’image, de réalités virtuelles, de numérique
ta mère la pute, de l’air pur, de l’air
pas cette odeur de condensateur surchauffé, d’estrons
de ces images qui me bouffent l’univers, la terre

pourquoi je n’écris plus ? vieux con
sans amours, solitaire comme un croque mort
enterré avec son dernier macabés
putains d’enculés tu t’es pas réveillé
fondu dans les horloges et les ressorts
l’univers supra commercial des démons
qui t’ont transformé en spectateur au cerveau mort

crève toi les yeux, crève toi l’âme,
avale la liberté jusqu’à être damné
à poil pour les faire chier
tout ces redresseurs de morale , tous les décérébrés
avale de chaque femme l’amour une ostie de la came

jusqu’à la dernière larme
jusqu’à la mort infame, jusqu’à rire du drame
sous surveillance, essaie encore de rire libre
jusqu’au dernier coin de la rue
jusqu’à c’qu’on te pointe un calibre
une lame, une chaine d’information dans ton cul …

écrire

j’ai toujours voulu de + en + dématérialisé le sens et les mots d’une phrase, j’y arrive en poésie, moins en écriture, ce doit être cette saloperie d’ordinateur qui nique les idées.
l’informatique c’est de la merde, et ça le restera longtemps, c’est juste l’oeuvre du diable, l’envers de l’obscurité, le mal qui s’insinue dans la lumière …
ce n’est qu’une forme, un média d’écriture ? non, on n’écrit bien qu’avec sa main et un stylo, sans être perturbé …
rien ne vaut le flash du cerveau inondant l’encre du stylo …

écrire

il fallait écrire
alors que le dernier souffle
a puisé dans la conscience
écrire le nom de Dieu
mais rien n’est arrivé au mot croire
que le chant du corbeau
dans le vide les yeux du chaos
dans ces bouches d’alcool noyé
les aveugles au bord de la falaise dansent
écrire encore un dernier mot
pour l’espoir qui s’étouffe
avalant leurs lingots d’or
et le silence maudit des ondes sonores
elles rendent sourds les vigilants
et le monde s’engloutit
encore une fois le sang s’écoule
crucifiant jusqu’à l’éternelle agonie
vois donc comme tout s’écroule …
il n’est plus possible d’écrire
il n’est plus possible de voir …

 

égarés

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trouble HS mutilé
passoire broyeur trame déchirée
je rate la marche
falaise désespoir
vie sans risque et mort
d’ennui de honte d’amour
violence
silence
du hasard infime au chemin fatal
sans issue malgré le soleil
indécent sur ma face
caché dans l’ombre
cadavre de larmes
aux moisissures de mon ame
j’arrache la vie à tout jamais
mutilé sauvage perdu
dans les sanglots sauvages de la détresse
marches dans ce bois sombre
je descend au tombeau
pour me coucher là
et attendre l’autre face du soleil
l’autre face improbable
impossible rencontre
de lambeaux de chairs égarées.