le jardin en fin janvier

je ne parle que du potager, pas encore des fleurs ou des abricotiers déplacés en de octobre …

– Attaque de brocoli par une salope de chenille, j’ai carrément cru que quelqu’un avait attaqué au couteau  le dessus du brocoli (enedis , le poseur du compteur linky?) je vais devoir agir contre la chenille, attaque de nuit à la lampe frontale vision nocturne rouge …. Sinon simple solution de savon noir dilué dans l’eau …

tiens ! j’ai deux espèces de brocoli, dingue ! un vert foncé et un vert clair !

le chou romanesco ressemble à une fractale, pas encore bien à point, attendre qq semaine de + …

  • plantation de serment de vigne de ma super vigne de raisin blanc, première année que j’essaie, bouture de 20 à 40 cm a 6 yeux.
  • un laurier sauce s’est glissé entre un arbuste ! la nature se cherche, s’entrecroise et nous apporte ses dons …
  • les blettes reprennent après les frimats … ça pousse !
  • les feves commencent à faire des fleurs, va falloir les butter … non ! pas les tuer mais remettre de la terre aux pieds, faire une butte
  • les orange s’orangine encore un peu et les kumquat, s’orange petit à petit, j’adore !
  • le chat fait la feignasse dans la paille, je lui laisse un coin à cette sale feignasse
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reve flexion

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j’ai plusieurs choses dont je dois vous parler, tout d’abord aujourd’hui, mis à part les douleurs de la fibromyalgie, je sais que demain matin il y aura encore de la douleurs, mais je devrais quand même aller travailler, faire l’accueil, écouter les parents, le proviseur, la secrétaire, les profs, faire du dépannage dans une salle de classe … peut être, mais ce n’est pas ça dont je voulais vous parler, de cette situation précaire et bizarre de mon emploi dans ce lycée. une espèce d’esclave ou de torche-cul, même si j’adore cette polyvalence…
j’ai vu une chèvre aujourd’hui, je marchais en haut du village, mes chevilles douloureuses, sans raison, je supporte la douleur, je dois la supporter.
je marches, me couvrant le visage d’un foulard pour éviter d’avaler un ou deux connards de moucherons, j’entends les salves de tir du stand de tir pour gens frustrés, de fortes détonations, j’imagine la guerre, les camps de la morts, les exécutions sommaires,du sang,  ce qu’on entend avant de mourir, entends t on la dernière salve ou la balle va t elle plus vite que le son ?
la petite famille s’avance vers moi sur le chemin de garrigue caillouteux, le père, trois enfants, le père à un chapeau, derrière ce beau monde une superbe chèvre suit fièrement: le croyez vous ? mille façon de vivre , ces gens là ont une chèvre qu’ils baladent dans les collines le dimanche en bord d’un champ de tir, je poursuis ma route, pas de mots, car rien ne m’étonnes, la beauté d’un moment comme l’horreur d’un autre, et les douleurs qu’on doit supporter …
la vie s’éteindra, pour sûr …
les mille et une façon de vivre la vie, en fin de semaine une élève de seconde filme son prof en direct et l’envoi en streaming sur periscope, je reçoit un coup de fil, elle est dénoncé en direct par un justicier inconnu, je me branche à sa chaine tv, le processus est enclenché, débarquement des parents convoqué par la direction dans l’heure, trois baffes du père dans le bureau de la direction, il accuse la mère d’avoir payé un portable trop sophistiqué à la fille,  futur conseil de discipline, il parait que c’est la mode des ados avec cette nouvelle « appli sociale », filmer les cours en direct et donné en pâture à la plèbe,  je me remets à lire merleau-ponty : l’oeil et l’esprit, crois tu que je trouverai l’illumination ? le pourquoi de tout ça, et pourquoi ça doit continuer au lieu de s’achever brutalement ?
je sens les douleurs musculaires, à faire le malin, 8km hier, 7 km aujourd’hui, pourquoi je n’ai pas droit à la liberté de respirer ?

toile dévétu

 

 

sourires expressions plates
des vers intestins
aux amitiés scélérates
dans ton coeur dans tes mains
le baiser de judas
pestilence des lumières anonymes
chaque mot au bout des doigts
dilués dans la foule des crimes
chaque seconde électrique

un poignard enfonce la mort
étrange pouvoir qui te fliques
te transperce comme un matador
c’est ton sang absorbé par les vers
sur cette toile aux araignées démentes
digérés finir comme la fiente
dilué en déchets de l’univers