future mangeoire oiseaux DIY

ce genre de structure sera au sol, 3 trous de 25mm et des tenons de 25 avec bois de pins, la bouteille sera maintenu avec un fil de fer épais, un en bas au goulot et un en haut, le goulot plongera dans un récipient, peut être ce bocal un peu large, d’autres branchettes avec des tenon plus petits , se mettront en plate forme pour le bocal et au dessus une « toiture », j’imagine aussi un pourtour pour cacher la bouteille de vinasse …

un peu d’esthétique pour les zozios …

bon dans l’histoire je me suis refilé un bon coup de branche tournante à cause de la folie de la perceuse qui s’est emballé sur l’étau à main peu efficace, heureusement pas de tibia cassé … et de l’huile essentielle d’hélycrise pour parer aux bleux

à suivre …

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J. Ellul vitesse et progrès

Temps gagné, temps parfaitement vain. Certes, je ne dis pas que, parfois, rarement, l’extrême vitesse soit utile :. Quand il s’agit de sauver un blessé,  ou de rejoindre sur cellle que l’on aime, retrouver sa famille, ou de gagner la paix dans une rencontre décisive,… Combien rare la vrai nécessité de gagner du temps. La réalité, c’est que la vitesse est devenue une valeur en soi que l’on ne conteste plus. C’est l’homme pressé que Pierre Morand avez bien écrit, et qui n’était presser  pas rien. Chaque Progrès de vitesse célébrée par les médias comme un succès est accepté comme tel par le public. Mais l’expérience montre que plus allons vite, plus nous gagnant du temps, moins nous en avons. Plus nous allons vite, plus nous sommes harcelés. À quoi ça sert ? Fondamentalement, à rien. Je sais bien ce que l’on me diras, il faut avoir tous ses moyens à disposition et aller le plus vite possible, parce que la vie moderne est harcelante  ! pardon, messieurs, il y a erreur : Elle est harcelante parce que vous avez le téléphone, le télex, avion, et cetera sans ses appareils, elle ne serait pas plus harcelante qu’il y a un siècle, tout le monde est capable de marcher au même pas. Mais alors vous niez Le Progrès ? Non.  je nis que tout cela soit un progrès.

Se torturer soi-même

En une semaine 4 entretiens d’embauche , dans 3 dans la même journée de quoi faire exploser le circuit intérieur d’un fibromyalgique, le lendemain d entretien faire son premier jour en intérim être présenté à toute la société passer de bureau en bureau en ayant déjà le stress de savoir quelles sont les tâches qu’on doit me confier devoir assimilé connaître trois étages le fonctionnement informatique d’une structure et s’imprégner de la culture de la société en question . de quoi largement détruire le système neuro-végétatif du fibromyalgique les muscles tirent depuis le haut du dos jusque au crâne puis jusque aux orbites c’est le vendredi et ta tête va bientôt exploser bien sûr tu as la gueule de celui qui a l’air de tirer la tronche et ça handicap dans ton travail, pour celui qui en plus est un espèce d’homme des bois, rencontrer autant de monde en une fois c’est comme se prendre un boulet de canon dans la gueule et qui traverse jusque dans le dos. le travail c’est bien mais je crois que le stress va me tuer petit à petit et puis de toute façon qu’importe on crève quand même. La douleur et la torture invisible et on doit garder le sourire.
Enfin aujourd’hui je suis allé faire le plein de huile essentielle de lavandin pour que ma chambre embaume la lavande et que je puisse m’en oindre le dos et le bas du dos seul petit régal au milieu de ce magma d’émotions et de stress qui est aussi pointu que des balles de mitrailleuse gros calibre , la souffrance à l’état pur la douleur physique incontrôlée, vivement lundi que petit à petit je m’imprègne de la culture de cette nouvelle société et que le stress retombe pour devenir enfin un peu plus moi-même. vivre en étant un autre c’est vraiment chiant mais la nature est ainsi faite quelle est la méthode pour se révéler à soi-même et se dépasser ? Et d’ailleurs pourquoi se dépasser puisque j’en ai rien à foutre,  pour moi il y en a pas . être comme on est et le Destin vous emporte aussi loin que la terre peut traverser l’univers.

Jacques Ellul la déraison technicienne

Extrait

L’homme moderne, par cet excès de soins, de moyens techniques médicaux et chirurgicaux, est devenu incapable de faire face par lui-même, de s’assumer lui-même. Sitôt que quelque chose ne va pas, il appelle au secours, et réclame protection, asile et tutelle. Surprotéger, il a démissionné. Laissant la place avec joie à tous ceux qui le prend en charge. Et bien entendu ceci, qui correspond au fameux droit à la santé coïncide avec le besoin de repos, et le droit aux vacances. On assiste alors à ses migrations globale de population.

Il y a 20 ans, il y avait une migration par an, pour les vacances d’été. Puis se sont  les obligatoire vacances à la neige., actuellement, il y a approximativement 4 migrations vacancière. Pour Noël 1985, il y a eu 500000 automobiles qui ont quitté Paris. Il faut méditer ce chiffre, car un départ d’environ 1,5 million de personnes pour des vacances d’une semaine à la montagne suppose une disponibilité considérable d’argent, . Un authentique gaspillage, totalement déraisonnable. Les embouteillages suppose des  mobilisation de police, des hélicoptères de service de guidage, de repérage, à partir d’un état-major central. C’est-à-dire tout un appareillage de service parfaitement vain, gaspillage secondaire qui incombe à la collectivité. Ils ont quitté la ville de masse, en masse, on se retrouve sur la route en masse, pour aboutir au station de neige où l’on s’entassent en masse. Parfaite déraisons qui correspond en tant que déraison individuelle à la déraison collective de la société. Rendu à la fois possible et inévitable par l’ énorme machinerie technique à notre disposition.

mauvaise ou bonne idée ?

dés fois t’attends des mois pour un entretien d’embauche et là, demain, presque à peine programmé de ce jour et de la semaine dernière, 3 entretiens entre aix et marseille, ça je crois que c’est de la mauvaise idée, je vais m’embrouiller, stresser et me retrouver avec une bonne migraine demain soir  …

y manquerait plus qu’il neige à foison … quoi dans le sud ?

ha ça serait marrant  …

y neige bien à Rome !

3 entretiens ? pfff surtout sur ces routes devenues trop encombrées à cause de la populace humaine, y’a 40 ans c’était plus calme … bin en même temps je faisais que du vélo … mais on se faisait déjà rouler de près par les cons , sur ces même routes encombrées, et depuis ils font d’autres routes, refont le goudron, mais la route principale non, pas de rond point, et il rajoute un terre plein au milieu grâce à l’urbanisation du sud, toujours et encore plus de monde, faut il considérer l’humain comme une pollution comme une autre, aussi polluante que les gaz à effet de serre, les gaz d’échappement, les métaux lourds, les plastiques non biodégradables …

en tout cas 3 entretiens, je vais de ce pas prendre une douche chaude, de l’huile essentielle de lavande et de la relaxation sous ma couette, mais en même temps va falloir potasser les dossiers de ces entreprises et surtout mon trou dans mon CV, et leur dire quoi mon trou, qu’est ce qu’il a mon trou ?

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Peut-on vraiment croire à la légèreté de l’univers ? – et à sa beauté ?
En théorie, oui. Très facilement.
En pratique… ?
Non, de telles croyances, si passionnément qu’on y adhère, moquent nos perceptions ordinaires. « Dieu est amour », etc. Une insulte à ceux qui souffrent. « Dieu est Dieu est tout » : la somme totale de l’univers. Ni bon ni mauvais. Juste une immense démocratie. On balance entre embrasser cette conviction… et la fuir avec horreur.
L’hubris qu’il y a à « accepter » l’univers.
Que suis-je, en fin de compte, sinon un champ d’expériences… un réseau d’événements… ? Ils restent en suspension, dans un sens, tant que « je » existe. Quand « je » se dissout, ils se dissolvent aussi. (Exception faite, bien entendu, de ceux qui ont été notés par écrit.) Et même ainsi…

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7 janvier 1973. Fascinant, l’esprit humain ; insondable. Penser que nous habitons l’œuvre la plus magnifique, la plus ingénieuse de l’univers… à savoir le cerveau humain… et que nous l’habitons sans grâce, avec désinvolture, rarement conscients du phénomène dont nous avons hérité. Comme des gens qui, à l’intérieur d’une magnifique demeure, n’occuperaient que deux ou trois pièces sordides. Nous ne savons même pas ce qui pourrait nous attendre dans les étages supérieurs ; nous sommes réduits à contempler les motifs du plancher devant nous. De temps à autre, un rêve/une vision profonde, vraiment alarmante, franchit la barrière et nous contraint à reconnaître la présence d’une force plus grande que nous, contenue on ne sait comment dans notre conscience.

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Un journal comme un travail de prise de conscience. Tenter de noter, non seulement le monde extérieur, non seulement les « pensées » vagabondes, fugitives, éphémères, qui nous frôlent comme des moucherons, mais l’authenticité réfractaire et inviolable de la vie quotidienne (quotidienneté, journalité, normalité, banalité).
Le défi : noter, sans falsifier, minimiser ni « dramatiser », les processus extraordinairement subtils par lesquels le réel est rendu plus intensément réel par l’entremise du langage. C’est-à-dire par l’entremise de l’art. Analyser sans relâche la « conscience » que j’habite, qui est habitée avec autant d’aisance et de grâce qu’un serpent habite sa peau remarquable… et avec aussi peu de conscience de soi. « Mon cœur mis à nu ». La rigueur sévère d’un confessionnal qui est toujours en séance mais ne peut promettre aucune absolution.
« Il n’y a de bonheur que dans la raison, dit Nietzsche. La raison suprême, cependant, je la vois dans le travail de l’artiste, et peut-être le vit-il ainsi… Le bonheur réside dans la rapidité du sentiment et de la pensée : le reste du monde est lent, graduel et bête. Quiconque pourrait percevoir la course d’un rayon de lumière serait très heureux, car elle est très rapide… »
La solitude de Nietzsche. Stoïcisme ; et puis frénésie. (Le stoïcisme ne finit-il pas par mener à la frénésie ?