Jacques Ellul la déraison technicienne

Extrait

L’homme moderne, par cet excès de soins, de moyens techniques médicaux et chirurgicaux, est devenu incapable de faire face par lui-même, de s’assumer lui-même. Sitôt que quelque chose ne va pas, il appelle au secours, et réclame protection, asile et tutelle. Surprotéger, il a démissionné. Laissant la place avec joie à tous ceux qui le prend en charge. Et bien entendu ceci, qui correspond au fameux droit à la santé coïncide avec le besoin de repos, et le droit aux vacances. On assiste alors à ses migrations globale de population.

Il y a 20 ans, il y avait une migration par an, pour les vacances d’été. Puis se sont  les obligatoire vacances à la neige., actuellement, il y a approximativement 4 migrations vacancière. Pour Noël 1985, il y a eu 500000 automobiles qui ont quitté Paris. Il faut méditer ce chiffre, car un départ d’environ 1,5 million de personnes pour des vacances d’une semaine à la montagne suppose une disponibilité considérable d’argent, . Un authentique gaspillage, totalement déraisonnable. Les embouteillages suppose des  mobilisation de police, des hélicoptères de service de guidage, de repérage, à partir d’un état-major central. C’est-à-dire tout un appareillage de service parfaitement vain, gaspillage secondaire qui incombe à la collectivité. Ils ont quitté la ville de masse, en masse, on se retrouve sur la route en masse, pour aboutir au station de neige où l’on s’entassent en masse. Parfaite déraisons qui correspond en tant que déraison individuelle à la déraison collective de la société. Rendu à la fois possible et inévitable par l’ énorme machinerie technique à notre disposition.

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