muerta proxima et le voyageur

comme une coulée de feu
glissant sur mes paupières sombres
amenant la mort à son ombre
jusqu’au confins de mes yeux

la lumière tombe un instant revenu
fantôme de poussière tu m’apaise
avant ce grand saut pendu vers l’inconnu
doucement tendrement allant vers la falaise

vers l’oubli des ténèbres malicieuses
une bougie posée sur une pierre noire
je vois au tréfonds de la vile ténébreuse
ces mornes lanternes faisant fuir le timide espoir

de son regard maudit elle exauce ma prière
au fer rougi violent elle marque ma vengeance
je glisse à présent hors de mon repaire
dans le vent de l’hiver souffle la démence

un chant dans le vide au début du printemps
pour ces millions de fleurs pourpre disparues en silence
et coule toujours comme un flot lacérant
la chimère vénéneuse de sexe et de sang

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par univerzoro Posté dans humeur

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