Partager: [Les univers multiples T1] Temps, domaine SF

Les populations pouvaient entrer en guerre à la fois pour et contre l’environnement. On en avait déjà eu un exemple lorsqu’un missile sol-air avait détruit le Znamya, le miroir gonflable géant que l’on aurait dû placer en orbite pour éclairer le ciel nocturne au-dessus de Kiev. Et un autre avec une attaque similaire perpétrée contre les récifs en boule déposés sur le plateau continental de la côte atlantique, des sphères de béton géantes censées attirer des algues à croissance rapide et absorber les excès de gaz carbonique de l’atmosphère. (Maura ressentit un certain amusement teinté de mécontentement en constatant que le Pied à l’Étrier était parmi ceux qui avaient beaucoup investi dans les deux projets.)
Mais il pouvait y avoir bien pire. L’environnement était par nature instable, ou du moins quasiment stable, sans plus. Si quelqu’un trouvait un moyen de le déséquilibrer, il suffisait d’un petit coup de pouce…
Et c’était seulement ce que l’homme pouvait faire. Il y avait aussi les catastrophes naturelles. La bonne vieille collision avec un astéroïde était toujours sur les rangs.
Emma découvrit de surcroît que la Terre était en retard d’une éruption volcanique d’une ampleur encore jamais enregistrée dans l’histoire. Elle aurait pour conséquence un « hiver volcanique » équivalent aux séquelles d’une guerre nucléaire.
À moins que les radiations émises par une supernova voisine ne balayent toute vie sur la planète. Emma apprit en outre que la Terre se déplaçait en fait à l’intérieur d’une bulle d’espace créée par une explosion de ce type.
Et elle apprit encore autre chose : le passage de la Terre dans un nuage interstellaire pouvait déclencher une nouvelle ère glaciaire.
Le rapport se terminait sur des spéculations plus baroques encore. Pourquoi des extraterrestres ne nous anéantiraient-ils pas ? Et si une espèce étrangère était en train de transformer le Système solaire sans même se rendre compte de notre existence ?
Et la désintégration du vide ? L’espace lui-même paraissait instable, comme une statue posée sur un socle étroit. Il pouvait supporter de petites perturbations (« petit », dans ce cas, incluait des phénomènes comme les explosions au cœur de la Galaxie) mais un coup de coude assez fort au bon endroit pouvait faire que tout culbute et prenne… eh bien, une nouvelle forme. Ce qu’il fallait en retenir, semblait-il, c’était qu’une calamité de ce genre signifierait non seulement la fin du monde, mais aussi celle de l’univers.
Et ainsi de suite. La liste d’apocalypses plus ou

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par univerzoro Posté dans humeur