rien que le vide

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rides

antre intérieur de mon être
entre l’air absent désert vide

au bord du gouffre antérieur
je voyage vers la mort peut être

en dehors de l’air je respire
inspire la mort insipide

de l’hiver noir livide linceul
je sors torture chaque jour en demeure

lendemain inexistant à me faire vivre
encore torture à voir les noirs délires

scié en deux folles rages perdues
je fuis vers le sombre horizon de mon ame nue

à me faire peur o monstres livides
à me faire pur jusqu’à l’excès de jour

je suis flamme je suis cendre dessine
les signes obscurs de la nuit si putride

elle me dévore sous la lune vampire hurlante
doucement déchiqueté dans le sang des machines

je soupire agonie ton odeur d’ étrange gouffre
au fond de l’ultime ma vie à toi enfin s’essouffle.

Agno

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