En passant

A Rome au rhum or aum padmé arôme au nez des plis c’est collé a la chair sève que je mens d’or aux bord de tes eaux Léthé au fondur homme aux épaules courbé tombé dans l’étrange abime d’un jardin d’Eve enivrée … Amènes

30 March, 2015 21:03

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Partager: Solitude et destin, CIORAN

La souffrance est l’école de la tolérance. Apprendre à souffrir, c’est apprendre à pardonner. Pourquoi pardonne-t-on ? Parce que, dans la douleur, on se détache progressivement des choses. Dans le désespoir, détaché de tout, on pardonne tout. L’homme normal et médiocre, attaché au monde qui l’entoure, pris par des occupations mesquines, incapable de comprendre les états maladifs, ne peut rien pardonner, parce que son attachement aux choses le mène à l’isolement et à l’intolérance. L’homme normal a un style de vie figé et limité, qui se réduit au fond à son intérêt pour l’objet, à son intégration dans l’objectivité. Il attend tout du temps ; d’où le rôle de la surprise dans sa vie. Incapable de s’élever au-dessus de la série temporelle, il est un prisonnier du cours démoniaque du temps.

(Moon+ Reader v3.0, Solitude et destin) CIORAN